Géo de la Kirghizie
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Le Lac Song-Kol (Oblast' de Naryn)
  
Les sept taureaux de Djety-Ogouz (Oblast' d'Issyk Koul')

La vie villageoise à Bakai-Ata (Oblast' de Talas)
  
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La campagne en fête près d'At-Bachy (Oblast' de Naryn)
  
Les divers visages d'une Kirghizie multi-ethnique (Bichkek)

Une famille doungane (Oblast' d'Yssyk-Koul')
  
L'église orthodoxe de Kaiyndy (Oblast' de Tchou)

LA GEOGRAPHIE DE LA KIRGHIZIE

Située dans les Monts Pamir, Alaj et Tian-Chan, la Kirghizie, république montagneuse d’Asie centrale, compterait en Juillet 2006, 5 213 898 habitants (est. CIA - The World Factbook) qui se répartiraient en une majorité de Kirghiz (64,9 % de la population en 1999) et en un bouquet composite de peuples minoritaires (35,1 %). Parallèlement, nombre de Kirghiz vivaient toujours dans les Etats limitrophes où ils formaient des communautés importantes et soudées. Ainsi, en Chine, le Département Autonome du Kyzyl-Su contient une majorité de Kirghiz et constitue une entité administrative autonome, sans réels pouvoirs, au sein de la Province Autonome Ouďgoure du Xinjiang, et pourrait à l’avenir devenir une pomme de discorde entre la Kirghizie et la Chine. D’autres noyaux kirghiz sont aussi présents au Tadjikistan (Haut-Badahšan) et en Afghanistan, formant un prolongement linéaire du peuplement kirghiz depuis la Kirghizie. Enfin, des isolats existent en Ouzbékistan, où un canton est reconnu aux Kirghiz entre Samarcande et Žizah, en Mandchourie et en Russie.
La République kirghize occupe une superficie de 198 900 km˛, soit une superficie comparable à deux fois celle du Portugal . Elle comporte 3 878 km de frontières, dont 870 km de frontières au sud avec le Tadjikistan, 1 098 km à l’ouest avec l’Ouzbékistan, 1 051 km au nord avec le Kazakhstan et 858 km à l’est avec la Chine (Xinjiang).

La montagne est l’élément central du paysage kirghiz. Avec seulement 6 % de plaines qui, de plus sont occupées par des minorités nationales (ouzbèkes et tadjikes au sud et européennes au nord), la Kirghizie fait partie de la région dite du « Toit du Monde ». 94 % du territoire se situe à plus de 1 000 mètres d’altitude et 41 % à plus de 3 000 mètres. Les sommets y excèdent bien souvent les 6 000, voire 7 000 mètres (7 438 mètres au Pic de la Victoire, 6 995 mètres au Pic Han-Tengri, dans les Monts Tian-Chan).
Dans un demi arc de cercle du nord au sud, les grands ensembles montagneux sont les Monts Tian-Chan, Pamir et Alaj qui jouxtent plus au sud, en Afghanistan l’Hindou-Kouch et au Pakistan et en Inde, l’Himalaya avec lesquels elles forment un unique ensemble montagneux compact . Dans les Monts Tian-Chan, se trouve au nord du Lac Ysyk-Kul’, près de la frontière kazakhe, le Massif Kungej Ala-too, culminant à plus de 4 500 mètres d’altitude. Au sud et à l’est du Lac Ysyk-Kul’, le Massif du Kerskej Ala-Too, le plus élevé et le plus raide s’élève de 4 500 mètres à plus de 7 000 mètres d’altitude et comportait les sommets les plus élevés d’URSS. Au sud-est, se trouve le Massif Kaštal-Too, autour de la Passe de Torugart. Au sud-ouest, le Massif Čon-Alaj longe la frontière tadjike, avant de rejoindre les Massifs Alaj, puis Turkestan, au sud de la Vallée du Fergana. Au nord de la Vallée, le Massif Talas-Čatkal sépare la Vallée du Fergana de la Vallée du Talas, tandis que plus au nord, le Massif Kirghiz (ancien Massif Alexandre) annonce la Vallée du Ču . Ces derniers massifs ont également des altitudes supérieures à 3 000 mètres.
Si les vallées sont cultivées, la montagne est jusqu’à 4 000 mètres d’altitude le lieu des žajloo, des alpages destinés à un élevage extensif. Ces mêmes žajloo font que la montagne n’est pas une zone vide. Bien souvent, l’habitat n’est pas permanent, mais il existe sous la forme du nomadisme. Une autre cause de la faible anthropisation de la montagne kirghize est la forte sismicité. Les Massifs du Tian-Chan, du Pamir et de l’Alaj, rappelons-le, séparent les plaques tectoniques eurasienne et indienne.
La montagne représente, évidemment, un obstacle à la circulation des hommes et des biens à l’intérieur du pays. C’est une des multiples raisons qui expliquent que le pouvoir central kirghiz a du mal à imposer son autorité à l’ensemble du pays et le poids des régions et des tribus reste traditionnellement fort. Par ailleurs, les cols revêtent une importance stratégique particulière en Kirghizie. Par exemple, qui contrôle le Kyzyl-Art, domine la Vallée du Talas et la partie kirghize de la Vallée du Fergana. Dans l’Oblast’ de Naryn, le Dolon sépare la Vallée de Kočkor de celle du Naryn et demeure un verrou stratégique de premier ordre sur la route de la Chine.

AKFA
07/08/06